| Autoren | Cécile Morrisson, Thierry Ganchou |
|---|---|
| Veröffenticht in | Revue Numismatique, 2009: 165e volume (2009) |
| Seiten | 163-185 (23 Seiten) |
| Sprache | Französisch |
| Download | https://www.persee.fr/doc/numi_0484-8942_2009_num_6_165_2873 |
| Nummer | N# L116055 |
Cet article apporte au corpus abondant de textes concernant le commerce et le système monétaire complexes des XIIe-XVe siècles quelques documents nouveaux découverts dans l'Archivio di Stato de Venise. Ils fournissent à la fois un terme non encore attesté ( stravati de conto ) et une description concrète et détaillée du transport et de la transformation des espèces pour le commerce en mer Noire. Le premier document (1408) évoque une affaire remontant à 1384 qui oppose les héritiers d'un marchand vénitien de Coron au mandataire de celui-ci à Constantinople. Pour solder « le compte de vin, cotons et huile » à lui alors confié, ce dernier avait acheté d'une part « deux pièces [peciae, lingots d'argent] de Salonique » et d'autre part 111 stravati de conto [stavrata, hyperpères d'argent]. Comme dans le Libro dei Conti de Giacomo Badoer (1436- 1440), on voit ici associé l'usage de l'argent non frappé analogue aux marcs occidentaux, et des « hyperpères d'argent » frappés à Constantinople à partir de 1367. Le second document (1409) est un arrêt déboutant Pietro Pisani et ses fils de leur plainte contre Michèle Surian, ex-baile de Venise à Trébizonde. On y suit en détail le rôle de l'argent, monnayé ou non dans les opérations commerciales : sacs de monnaies d'argent (soldi et friesachenses) envoyés à Trébizonde pour être consacrés à des achats de marchandises ; achats partiels, conversion des monnaies en sommi à la zecha de Trébizonde, refus d'une partie des friesachenses par les magistri summorum et renvoi à l'expéditeur d'un sac contenant les deniers fourrés et le reste des sommi non dépendés.
6 Mal aufgerufen