On ne parle pas des séries de films come les James Bond, les X-Men, etc…
Mais bien des séries télé comme : A L'INTÉRIEUR (2019), BATTLESTAR GALACTICA (2003-2009), BLACK MIRROR (2011-2022), DAY BREAK (2006), DIRTY SANCHEZ (2003), EN THERAPIE (2021-2022), HOUSE OF THE DRAGON (2022), LA CASA DE PAPEL (2019-2021), LES PAPILLONS NOIRS (2022), LES ROIS MAUDITS (1972-1973), MR BEAN (sic) (1989-1995), NARCOS (2015–2018), SQUID GAME (2021-2022), THE PERIPHERAL (2022), THE WALKING DEAD (2010-2022), TRAPPED (2015), TROM - LES FALAISES, LE VENT ET LA MORT (2022), X-FILES (1993-2002), etc…
Le classement de mes séries préférées est :
1) GAME OF THRONES (2011-2019) TT / 8 saisons, 73 épisodes / Drame, Fantastique
Créée par D.B. Weiss, David Benioff, Avec Emilia Clarke, Kit Harington, Peter Dinklage
Télérama TT : Trois familles, une couronne. Tel pourrait être le résumé de Game of thrones, mégaproduction HBO tirée des best-sellers d'heroic fantasy écrits depuis 1996 par George R. R. Martin, le « Tolkien américain ». Mais ce ne serait pas faire totalement honneur à l'ambition foisonnante de la série qui, fidèle à l'oeuvre originelle, multiplie à l'envi les intrigues et les personnages dans un univers fantastique, à mi-chemin entre conte mythologique et récit médiéval. Voyez plutôt : à Winterfell, depuis de longues années, les Stark protègent loyalement le royaume contre les obscures forces du Nord. Mais la mort mystérieuse du second du roi va les obliger à s'installer dans la capitale pour aider le pouvoir à se maintenir face aux dangers de l'extérieur (exilés, les Targaryen préparent une invasion), mais aussi de l'intérieur (les Lannister, dont fait partie la reine, semblent d'un naturel comploteur...).
En privilégiant le réalisme psychologique des personnages, sans forcer le côté « fantasy », Game of Thrones remporte un double pari : ravir les fans des romans comme les néophytes. Même les allergiques à la magie y trouveront leur compte : l'histoire, très noire, s'avère envoûtante et livre une réflexion cruelle sur la quête de pouvoir qui ronge insidieusement les hommes.
2) LE BUREAU DES LÉGENDES (2015-2020) TT / 5 Saisons, 50 épisodes / Drame, Espionnage
Créée par Eric Rochant, Avec Mathieu Kassovitz, Florence Loiret-Caille, Jean-Pierre Darroussin
Télérama TT : Au sein de la DGSE, le BDL, Bureau des légendes, dirige à distance les clandestins, qui sont les agents les plus importants des services du renseignement français. En immersion dans des pays hostiles à la France, ils ont pour mission de trouver les personnes qui pourraient être recrutées. Ils opèrent dans l'ombre, sous une fausse identité. Après avoir été en mission à Damas durant six ans, Malotru retrouve la vie parisienne et est nommé à la tête du BDL. Pas facile pour lui d'effacer ses années syriennes. Après «Les Patriotes» en 1994 et «Möbius» en 2013, Eric Rochant plonge à nouveau dans le monde du renseignement.
Impossible de jongler avec les identités et le mensonge sans sacrifier une part de soi-même… En équilibre entre réalisme et romanesque, l’excellente série d’espionnage d’Éric Rochant explore les arcanes de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) autant que les âmes tourmentées de ses agents.
3) LOST : LES DISPARUS (2004-2010) / 6 saisons, 128 épisodes / Aventure, Drame, Action
Créée par Damon Lindelof, J.J. Abrams, Avec Matthew Fox, Evangeline Lilly, Josh Holloway
Télérama : Lost est une série fantastique. A moins qu'elle ne soit une oeuvre de science-fiction, un drame, un suspense horrifique, une romance... ou tout cela à la fois. Tenter de faire entrer la série de J.J. Abrams dans une seule case se révèle aussi délicat que de démêler ses invraisemblables intrigues. Fiction hybride, Lost repose sur le brillant recyclage d'un impressionnant corpus culturel. Romans, films ou séries télévisées sont autant de références tantôt sous-entendues, tantôt revendiquées qui ont été soigneusement digérées. De Robinson Crusoé à Koh-Lanta, de la littérature au petit écran, inventaire de ces oeuvres sans lesquelles Lost ne serait pas vraiment Lost...
Une île à la page : Avec ses héros naufragés sur une île inconnue, Lost s'inscrit d'abord dans la longue tradition du roman insulaire, du Robinson Crusoé (1719), de Daniel Defoe, à L'Ile au trésor (1882), de Robert Louis Stevenson, en passant par Sa Majesté des mouches (1954), de William Golding. Au centre de tous ces récits, une île et son exploration par une poignée de personnages contraints d'y coexister, de s'entraider ou de s'entretuer, d'y recréer un embryon de société. L'essence même de Lost.
Au chapitre fantastique : Autre ouvrage lu et relu par Carlton Cuse et Damon Lindelof, maîtres à penser de la série, L'Ile mystérieuse (1874), de Jules Verne, où cinq personnages voient leur montgolfière échouer sur une île dotée de curieux pouvoirs... De cette influence, la série tire un goût pour le fantastique, se balade du côté de L'Ile du Dr Moreau (1896), d'Alice au pays des merveilles (1865) ou du Magicien d'Oz (1900) - un des héros de Lost se fait un temps appeler Henry Gale, comme l'oncle de Dorothy -, s'aventure dans les méandres de la mythologie égyptienne et emprunte même à la Bible. Parmi les théories favorites des internautes pour expliquer l'origine de l'île, le purgatoire et la cité disparue de l'Atlantide ont un temps tenu la corde.
4) LE SEIGNEUR DES ANNEAUX : LES ANNEAUX DE POUVOIR (2022) TTT / 8 épisodes / Aventure, Drame, Fantastique
Créée par John D. Payne, Patrick McKay, Avec Morfydd Clark, Markella Kavenagh, Robert Aramayo
Télérama TTT: une série pour les gouverner toutes
Visuellement impressionnante, à la fois romanesque et divertissante, la série la plus chère de l’histoire remplit parfaitement sa mission de blockbuster familial. C’est une somme folle, à l’image de la surenchère de moyens étalée par les plateformes pour faire trembler la concurrence. Avec 465 millions de dollars dépensés par Prime Video pour sa seule première saison, Les Anneaux de pouvoir est, de loin, la série la plus chère de l’histoire. En comparaison, House of the Dragon, sa concurrente médiévale de HBO, n’a disposé « que » de 200 millions, et The Pacific, longtemps sommet du luxe, n’avait coûté « que » 150 millions en 2010. Prime Video, encore en seconde ligne dans la bataille du streaming, vient donc d’accoucher d’un monstre, porté par une marque mastodonte, Le Seigneur des anneaux.
La série s’inspire des écrits de J.R.R. Tolkien de la période du Second Âge (Le Silmarillion et les Contes et légendes inachevés) pour raconter ce qu’il s’est passé longtemps, très longtemps avant les aventures de Bilbo, Frodon et consorts. Il y est notamment question du combat de l’elfe Galadriel contre Sauron, de l’alliance entre elfes et humains, mais aussi de piévelus (des hobbits), de nains, et in fine de la chute de l’île de Númenor…
Au cœur du récit, l’alliance entre elfes et humains.
L’intrigue oscille principalement entre le monde des elfes, où Galadriel refuse de croire que Sauron a jeté les armes, celui des piévelus, dont la vie discrète est bouleversée par l’arrivée d’un étrange voyageur, et celui des humains, attaqués par d’effrayantes bêtes. Chaque univers est méticuleusement présenté, avec ses particularités esthétiques, ses codes et ses idiomes – les nains ont par exemple un fort accent écossais –, mais le récit évite d’être trop didactique. Les personnages sont introduits en action, bondissant de scènes féeriques en combats épiques. Les dialogues, quand il y en a, ne sont jamais trop longs, et les auteurs maîtrisent élégamment une langue typique du genre, très écrite, lyrique, voire grandiloquente.
La série s’adresse aussi bien aux fans de Tolkien qu’aux néophytes.
En réalité, cette déclinaison sérielle du Seigneur des anneaux a retenu la leçon des films de Peter Jackson. Elle assume pleinement les figures imposées de la fantasy, des paysages grandioses (à nouveau filmés en Nouvelle-Zélande) à la mythologie complexe, et assume un goût réjouissant pour l’émerveillement et le merveilleux, les héros romanesques, leurs quêtes épiques et leurs amours chastes. Mais elle n’étouffe pas les spectateurs sous ses nombreux personnages et son vaste monde, construit patiemment un récit feuilletonnant sans jamais oublier de divertir. On rit aussi souvent qu’on tremble, grâce notamment aux nains, tordants de fierté et de mauvaise foi, et on peut trouver, en cherchant bien, un sous-texte sur un monde divisé, vérolé par les haines raciales et les rancœurs du passé.
Les Anneaux de pouvoir en met plein les yeux. Chaque dollar dépensé est bien visible, dans un impressionnant enchaînement de décors grandioses, des costumes splendides et des scènes d’action réussies, avec hordes de figurants, figures acrobatiques et monstres de synthèse convaincants. Des économies ont semble-t-il été faites côté casting, ce qui se ressent ici ou là, particulièrement pour le personnage central de Galadriel – la Galloise Morfydd Clark manque d’expressivité et ne peut faire oublier Cate Blanchett, qui incarnait le rôle chez Jackson. Mais ce retour du Seigneur des anneaux reste une réussite technique et un blockbuster familial qui remplit parfaitement sa mission.
5) BREAKING BAD (2008-2013) TT / 5 saisons, 62 épisodes / Drame
Créée par Vince Gilligan
Télérama TT : Vince Gilligan transforme un père de famille inoffensif, pathétique prof de chimie cancéreux, en parrain de la drogue. Un tour de force d’une intensité folle, qui consacre un acteur jusqu’alors essentiellement connu pour ses talents comiques, Bryan Cranston.






