abidbol
bonsoir,
j'ai aussi remarqué cette variabilité du trou. J'ai listé tout mes tris pendant un moment, mais sans pousser à mesurer le trou. Les grands trous sont majoritaires en début de série, avec une bascule en 1926 où les petits trous deviennent plus courants (avec pour critère grand trou = le “listel” autour du trou est incomplet).
J'en suis arrivé à la même conclusion que Joe, à savoir que ça dépend de la force de la frappe.
Il faudrait chercher une corrélation entre diamètre du trou et épaisseur de la pièce. Mais je ne sais pas s'il y a un réel intérêt à pousser une étude aussi loin. (Sans compter le facteur usure…)
La corrélation n'est pas si compliquée : ce ne sont que 2 cylindres l'un dans l'autre, de même épaisseur.
V = Pi * e * (R*R - r*r) et V = m / d, avec V le volume, m la masse, d la densité, e l'épaisseur moyenne, R le rayon extérieur et r le rayon du trou
En fixant à 21mm le diamètre (déterminé par la virole), à 4g le poids théorique, à 8.9 la densité de l'alliage et à 5mm le diamètre du trou, l'épaisseur moyenne doit être de 1.375 mm.
Si l'épaisseur moyenne tombe à 1.35mm, le diamètre du trou tombe à 4.14mm.
Si le trou est complètement bouché (= cylindre plein), l'épaisseur est de 1.297mm.
Pour avoir une ordre d'idée de ces variations d'épaisseur moyenne : la perte d'épaisseur entre 1.375mm (trou de 5mm) et 1.297mm (trou plein) n'est même pas celle d'une feuille de papier ordinaire (env. 0.1mm) !
L'effet de la force de frappe peut donc être considérable et une variation non détectable de l'épaisseur réelle (les reliefs et l'épaisseur du listel gomment les différences d'une monnaie à l'autre) aura un effet très visible sur le diamètre du trou.