Bonjour, voici une pièce que je viens de retrouvé. j’ai beau chercher à droite à gauche je ne trouve aucunes trace de celle ci.
Auriez vous des informations concernant son histoire sa date ou autre?
merci!


Dieses Thema wurde im Forum Französisch veröffentlicht
Bonjour
Il faut préciser les poids diamètre métal et décrire les légendes avers et revers !
bonjour,
mille excuses, je m'y attelle de suite !
Diamètre: 25.75 poids : 4.90g
Avers:
-Denier electoral socialiste de la loire
-pas de droits sans devoirs. pas de devoirs sans droits
Revers
buste au bonnet phrygien
-république francaise. Liberte-egalite-solidarite
J'ai trouver quelques pistes sur Gallica, sur la brochure: Comité Républicain, Radical, Socialiste. Société du denier électoral de Saint-Etienne (Loire). Statuts
Cette trace donne la date de 1881.
bonjour
Réponse Gemini sur le sujet (donc à vérifer) :
Il s'avère que la « Société du denier électoral » associée au « Comité républicain, radical, socialiste » n'est pas un concept national généralisé, mais bien une organisation locale très spécifique dont il existe une trace historique précise : les statuts publiés à Saint-Étienne en 1881.
Qu'était cette « Société du denier électoral » ?
Il s'agissait d'une structure de financement et d'organisation militante. À l'époque, les partis politiques, tels que nous les connaissons aujourd'hui avec des structures nationales centralisées, n'existaient pas encore sous cette forme. Le militantisme s'organisait autour de comités locaux (de quartier ou de ville).
Fonction de financement : Le « denier » faisait référence à une cotisation régulière versée par les adhérents. Ces fonds servaient à financer les besoins matériels de la vie politique locale : impression de bulletins de vote, affichage électoral (crucial à l'époque), location de salles pour les réunions publiques et organisation de tournées de candidats.
Encadrement politique : L'appellation « Républicain, Radical, Socialiste » témoigne de la mouvance politique de l'époque, située à l'extrême gauche de l'échiquier politique du début de la IIIe République. Ces comités cherchaient à fédérer les ouvriers et les républicains avancés autour d'un programme de réformes sociales et démocratiques.
Dimension locale : La publication des statuts de cette société à Saint-Étienne montre qu'il s'agissait d'un outil de professionnalisation de l'action militante. Dans une ville industrielle comme Saint-Étienne, fortement marquée par la tradition ouvrière, structurer les finances permettait de garantir une indépendance vis-à-vis des notables locaux et d'assurer une présence continue dans le débat public, au-delà des périodes de scrutin.
Pourquoi est-ce historiquement important ?
L'année 1881 est charnière pour la République :
Législatives de 1881 : Ces élections voient une montée en puissance des républicains radicaux. Avoir une « Société du denier électoral » permettait de soutenir des candidats qui défendaient des programmes souvent jugés trop audacieux par les républicains modérés au pouvoir (comme les « opportunistes » de Gambetta).
Apprentissage de la démocratie : Ces sociétés étaient des « écoles de citoyenneté ». Elles apprenaient aux militants à se cotiser, à débattre de statuts, à élire des bureaux et à gérer un budget collectif, posant les bases des futures structures partisanes qui se généraliseront après la loi sur les associations de 1901.
En résumé, ce document est un témoignage concret de la manière dont la base militante a structuré le radicalisme socialiste en France à la fin du XIXe siècle : non pas par le haut, mais par la collecte volontaire et l'organisation locale pour faire vivre le « suffrage universel ».
Cette maxime, « Pas de droits sans devoirs, pas de devoirs sans droits », est le pilier philosophique et politique du radicalisme français à la fin du XIXe siècle. Elle ne constitue pas seulement un slogan, mais une véritable tentative de réconcilier la liberté individuelle et la solidarité sociale.
Pour comprendre pourquoi ce slogan est indissociable du « Comité républicain radical-socialiste » de 1881, il faut analyser sa fonction dans le contexte de l'époque :
1. La réponse au libéralisme « pur »
À cette période, le libéralisme classique mettait l'accent sur les droits (liberté d'expression, liberté de presse, droit de vote). Cependant, les radicaux-socialistes considéraient que ces droits restaient théoriques pour la classe ouvrière s'ils n'étaient pas accompagnés de conditions matérielles permettant de les exercer.
Leur thèse : Un homme qui n'a pas les moyens de se nourrir ou de s'instruire est un citoyen dont les droits sont fictifs.
La réciprocité : En affirmant qu'il n'y a pas de droits sans devoirs, ils demandent à l'État d'imposer des devoirs sociaux (instruction obligatoire, protection sociale, droit au travail) pour garantir l'effectivité des droits.
2. Le « Solidarisme » avant l'heure
Cette formule reflète l'émergence du solidarisme, qui deviendra la doctrine officielle du Parti radical dans les années 1890-1900.
La société est vue comme un organisme où chaque individu a des dettes envers les autres.
Le devoir du citoyen : Il doit participer à la vie de la Cité (paiement de l'impôt, participation à la défense nationale, éducation des enfants).
Le droit du citoyen : En échange de ces devoirs, la République doit garantir une protection contre les aléas de la vie (maladie, vieillesse, chômage).
3. Une stratégie politique de légitimation
En 1881, le terme « socialiste » faisait peur à la bourgeoisie et aux modérés, qui l'associaient immédiatement à la Commune de Paris (1871) et au désordre.
En arborant cette devise « Pas de droits sans devoirs », le Comité radical-socialiste cherche à se rendre respectable.
Il montre qu'il ne prône pas le chaos ou le privilège d'une classe sur une autre, mais un équilibre démocratique. C'est une manière de dire : « Nous ne sommes pas des révolutionnaires destructeurs, nous sommes les bâtisseurs d'une République équilibrée où chacun apporte sa pierre à l'édifice commun. »
4. Le lien avec le « Denier électoral »
Le lien entre cette devise et la « Société du denier électoral » est profond : la cotisation est le premier devoir du citoyen. En demandant aux adhérents de payer leur « denier », le comité leur rappelle que la citoyenneté n'est pas un droit passif que l'on reçoit de l'État, mais un engagement actif. Le militant qui paie sa cotisation remplit son devoir envers le collectif, et en retour, il obtient le droit de participer aux décisions du comité et de soutenir un programme qui défend ses intérêts.
C'est cette éthique de la responsabilité partagée qui a permis aux radicaux de devenir la force politique centrale de la France durant la majeure partie de la IIIe République.
Die verwendete Zeitzone ist UTC+2:00.
Die aktuelle Zeit ist 08:23.