Un trésor vendu aux enchères 680 000 euros
La collection de l'Abbé de Jobal, disparue depuis un siècle, découverte il y a un an dans le Perche, a été mise aux enchères samedi 30 mai 2015 à Paris, et vendue 680 000 euros.
UNE vente aux enchères exceptionnelle se tient samedi à Paris, salle Rossini (9e arrondissement) : des centaines de pièces d’or et d’argent, rien de moins que la fameuse collection de l’Abbé de Jobal, découverte dans une maison du Perche.
Cette collection était connue et avait valeur de Saint-Graal pour certains : depuis plus d’un siècle, les numismates étaient à sa recherche. Originaire de Metz, l’Abbé de Jobal (1748-1806) collectionnait les pièces. Avant de partir pour la Martinique, en 1781, il confie son “trésor” à son frère. La collection échappe au pillage du château familial pendant la Révolution. Elle est ensuite protégée par le Comte Gaston de Lambertye au 19e siècle. Puis elle disparaît…
C’est en effectuant l’inventaire d’une belle propriété du Perche en janvier 2014 que maître Biget, commissaire-priseur à Alençon, tombe dessus, presque par hasard. Monnaies gauloises, pièces romaines, deniers mérovingiens, sous carolingiens : appelé aussitôt pour estimer les pièces, l’expert parisien Thierry Parsy confirme que c’est bien la fameuse collection de l’Abbé de Jobal qui vient d’être mise à jour.
Etiquettes intactes
« Je l’ai rapidement identifiée car cette collection a été largement répertoriée dans de nombreux ouvrages et articles, explique Thierry Parsy. Elle sommeillait dans un médaillier depuis plus de cent ans. Avec Maître Biget, c’est un vrai trésor que nous avons découvert, les pièces étaient recouvertes d’une fine couche de poussière. Les étiquettes, écrites de la main de l’Abbé de Jobal, étaient intactes. C’était très émouvant ».
Une collection prestigieuse
Mise en vente sous forme de 444 lots, la collection pourrait dépasser les 300 000 euros. Des musées nationaux ont déjà préempté sur certains lots et des acheteurs du monde entier se sont fait connaître. « La vente peut effectivement s’envoler, reconnaît l’expert. Cette collection comptera parmi les plus prestigieuses à être passées aux enchères. Pour la période mérovingienne par exemple, la dernière vente de ce type remonte à 1932, à Francfort ! » En effet, plus de 60 monnaies d’or mérovingiennes sont présentées. Remarquables par leur beauté et leur rareté. Les collectionneurs devraient également apprécier les monnaies carolingiennes en argent avec plusieurs exemplaires de Charlemagne. Certaines monnaies sont aussi uniques.
http://www.le-perche.fr/38229/un-tresor-de-pieces-dor-decouvert-dans-une-propriete-du-perche/
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