Les gradations faites à l'oeil nu ne sont jamais subjectives.
Elles sont toujours sujettes à des facteurs physiques tels la précision visuelle, la lumière ambiante et à des facteurs émotifs tels l'adoration ou l'aversion pour le type de monnaie, l'envie de la posséder ou le rappel de souvenirs heureux.
Elles dépendent également du fait que l'on soit acheteur ou vendeur ou des liens qui lient le propriétaire de la pièce et l'évaluateur (on veut rester objectif tout en flattant l'ami ou l'acheteur de l'évaluation).
En exemple, les différentes définitions de CGB pour l'état de conservation TB :
VF 20 TB 20 Très beau 20 :
La monnaie est vraiment usée et les plats de l'usure commencent à effacer complètement les détails des parties les plus en relief et les parties plus protégées sont nettement atteintes.
TB (Très Beau) :
La conservation médiocre est due à une longue circulation, tout en ayant laissé à la pièce un aspect sinon convenable, du moins supportable aux yeux d'un collectionneur. L'usure est générale et très marquée, mais les reliefs principaux, sauf frappe défectueuse, sont lisibles et distincts.
Que l'on soit plus tolérant dans l'évaluation de l'état de conservation d'une pièce vieille de plusieurs siècles
peut être concevable. Les conditions et méthodes de production n'étaient pas les mêmes que pour les pièces modernes. Les techniques de fabrication des coins et des flans ainsi que les frappes n'étaient pas précises et soignées.
Par contre, l'évaluation des pièces modernes doit être plus critique. Et là, la détermination en % du relief restant devrait,
selon moi, être un critère non négligeable, surtout si on a une pièce UNC pour comparer et du fait que l'on peut, aujourd'hui, trouver microscopes, pieds à coulisse, micromètres et palmers électroniques dans tous les magasins de bricolage et à des prix abordables.
Mais je resterai toujours admiratif (

) devant ces "
experts aux yeux bioniques" qui arrivent à faire la différence entre TTB45 et TTB42 uniquement en examinant une pièce sur photo...
J.