Quand on n'a que quelques lettres poinçonnées il est rarement possible d'identifier l'auteur de la contremarque. Il y a des milliers de pieces ainsi contremarquées et c'est d'ailleurs un sujet sur lequel j'ai souvent commenté dans Numista.
S'il y a un peu d'espoir, c'est dans la ligature de "R" + "L" inversé. Avec un peu de chance, quelqu'un reconnaîtra...
Quand il s'agit de lettres poinçonnées individuellement, les possibilités sont normalement infinies si on a pas de contexte historique et géographique. Il s'agit dans tous les cas de contremarques privées. Une contremarque officielle serait effectuée avec un poinçon unique et beaucoup plus sophistiqué pour éviter les contrefaçons.
De Trinidad nous avons les lettres grand format "F D" contremarquées sur les pièces de bronze ou cuivre correspondant au penny ou demi-penny. Nous avons des documents qui confirment qu'à l'origine ces contremarques ont été poinconnées par un commercant de Port-of-Spain. Je dis "à l'origine" car la pratique a ensuite été imitée par d'autres. L'image dans le catalogue est d'ailleurs très certainement une de ces imitations. Il s'agit donc d'une contremarque privée, mais d'un intéret pour l'histoire économique de Port-of-Spain entre les années 1850 et 1870.
Comme souvent, l'objectif était que la contremarque soit reconnue au niveau local. Une fois que la pièce s'éloignait de son lieu d'origine, elle perdait sa signification. Quand nous avons des noms complets, il y a évidemment plus de chances de pouvoir identifier l'origine. Mais un nom trop commun complique la tâche, comme celui de "Thomas Peters" que j'ai publié dans un aure "post" il y a bientôt deux ans.