dans son ouvrage écrit en néerlandais, "Muntcriminaliteit in het graafschap Vlaanderen tijdens de Nieuwe Tijd", (Criminalité monétaire dans le comté de Flandre ...), l'auteur, Gaston Dauwe mentionne la fabrication de fausses pièces de "6 sols" écoulée par Jenne Stappart en 1627.
Ma question est : à quoi peut correspondre en 1627 "une pièce de 6 sols" ?
De mon côté, je pense à un escalin mais j'aimerais avoir vos avis !
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.
Pour ceux que ça intéresse voici un extrait en NL puis en FR (traduction google) :
1627 Jenne Stappart (NL)
Jenne Stappart, afkomstig uit een dorp in Frankrijk, werd samen met haar man en twee kinderen van 6 en 8 jaar gevangen genomen te Poperinge alwaar ze vals geld probeerde uit te geven. Ook in de parochie Proven had ze valse stukken van zes solz uitgegeven om deze om te zetten in gangbare, goede munten. Ze deed dit telkens ze boter en brood kocht in verschillende handelszaken, zowel te Proven als te Poperinge. Samen met man en kinderen werd ze te Poperinge aangehouden. Bij de gevangenneming droeg ze een soort gietvorm in hout bij zich. Ook krijt, een stuk smeltijzer en diverse soorten instrumenten om valse munten te smeden bevonden zich in tassen die ze bijhield. Het jongetje van acht jaar was verplicht het vals geld te dragen.
De rechtbank veronderstelt dat zij de munten zelf vervaardigd heeft, of minstens geholpen bij de productie ervan. Overigens heeft zig zelf bekend dat de uitgegeven stukken vals waren. Dit blijkt ook uit andere, door de rechtbank ingewonnen informatie. De rechtbank besluit dat haar handelswijze niet duldbaar is. Hetzelfde geldt uiteraard voor haar man. Daarom wordt zij veroordeeld tot openbare geseling – les dites pièces au col – en tot levenslange verbanning. Bij eventuele terugkomst in de voor haar verboden landen, wacht haar de doodstraf. In de te Gent uitgesproken sententie van 6 november 1627 wordt onderstreept dat de haar opgelegde straf moet tot voorbeeld strekken.
In het vonnis is geen sprake van enige opvang voor de kinderen, zoals dit wel is gebeurd betreffende de criminele muntzaken van Martinus Poppe en zijn echtgenote Cornelia Rens waarbij het stadsbestuur zich diende te ontferment over de minderjarige zoon van het veroordeelde echtpaar.
1627 Jenne Stappart (FR)
Jenne Stappart, originaire d'un village de France, a été emprisonnée à Poperinge avec son mari et ses deux enfants âgés de 6 et 8 ans, où elle a essayé de dépenser de la monnaie contrefaite. Dans la paroisse de Proven, elle avait également fabriqué de fausses pièces de six sols pour les convertir en pièces de monnaie standard. Elle le faisait chaque fois qu'elle achetait du beurre et du pain dans divers magasins, tant à Proven qu'à Poperinge. Avec son mari et ses enfants, elle a été arrêtée à Poperinge. Lors de la capture, elle portait une sorte de fonte dans le bois. De la craie, un morceau de fer en fusion et divers types d'instruments servant à forger des pièces de monnaie contrefaites ont également été trouvés dans des sacs qu'elle a gardés. Le garçon de huit ans a été obligé de porter la monnaie contrefaite.
Le tribunal présume qu'il a produit les pièces lui-même, ou du moins aidé à les produire. Zig a lui-même annoncé que les documents délivrés étaient faux. Cela ressort également d'autres informations obtenues par le tribunal. Le tribunal décide que sa conduite n'est pas acceptable. La même chose s'applique naturellement à son mari. C'est pourquoi elle est condamnée à la flagellation publique - et à l'exil perpétuel. Lors d'un éventuel retour dans les pays qui lui sont interdits, la peine de mort l'attend. Dans la sentence du 6 novembre 1627, prononcée à Gand, il est souligné que la peine qui lui est infligée devrait servir d'exemple.
Dans l’arrêt, il n’est pas question de garderie pour les enfants, contrairement aux affaires criminelles de Martinus Poppe et de son épouse Cornelia Rens, dans lesquelles les autorités de la ville ont dû se renier à propos du fils mineur du couple condamné.
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.
C'est possible que ça soit un escalin, ce dernier valant 6 patards (stuivers), ce qui pourrait renvoyer à six solz. Je ne sais pas à quoi ça pourrait renvoyer d'autre, je n'ai pas encore rencontré ce terme dans ce contexte.
J'ai déjà vu des faux escalins (un peu plus tardifs par contre) donc c'est possible. A cette époque, la frappe des escalins est de mauvaise qualité, tout comme les flans irréguliers. Ca devait être le type le plus "rentable" (monnaies d'une certain valeur mais pas trop, qui circulent beaucoup et en quantité, faciles à écouler) et facile à fausser. Après, je n'ai aucune certitude.