Russie: le corps du général napoléonien Gudin probablement retrouvé à Smolensk

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http://www.rfi.fr/europe/20190829-archeologie-general-napoleon-gudin-russie-smolensk-corps

En Russie, une équipe d’archéologues franco-russes assure avoir découvert la dépouille d’un général français, mort en 1812 au cours de la campagne russe de Napoléon. Charles Étienne Gudin de la Sablonnière avait été touché par un boulet de canon dans la région de Smolensk, près de l’actuelle frontière avec la Biélorussie.
Avec notre correspondant à Moscou, Étienne Bouche
Début juillet, l’équipe a découvert dans la citadelle de Smolensk des ossements présentant des blessures correspondant à celles du général. Elle a confirmé, ce jeudi 29 août à Moscou, que la dépouille retrouvée était celle de Gudin. Si cette thèse était validée en France, il s’agirait d’une découverte historique majeure.
Pour cette équipe d’archéologues, les indices anthropologiques concordent : qu’il s’agisse de l’âge, de la taille, mais surtout de l’absence de jambe gauche. Le général Gudin avait été amputé avant de mourir de la gangrène.
Une découverte rare
À l’initiative de ces fouilles, le Français Pierre Malinowski, ancien militaire proche du pouvoir russe souligne le caractère exceptionnel de la découverte : « Des événements historiques comme ça, il n’y en a jamais eu - un général qui a été retrouvé, ami de Napoléon, le seul qui le tutoyait après le sacre de 1804. Et ensuite aussi pour les relations franco-russes : il y a énormément de tensions, depuis 2014 surtout, et à faire ce genre de projets on se rapproche puisqu’on est obligés de travailler ensemble. C’est de l’Histoire. C’est de la diplomatie, mais que du positif ».
Les conclusions ont été dévoilées ce jeudi 29 août en présence de l’un des descendants du général Gudin, Albéric d’Orléans. Pour lui, cette découverte est une surprise. Sa famille pensait que la tombe avait été détruite au cours de l’invasion nazie en 1941 : « Il y aura des analyses génétiques à faire pour confirmer à 150 % que c’est bien lui, même si mon intime conviction est que c’est lui – je ne vois pas qui se serait amusé à changer les corps de place et à imiter les blessures qu’il a reçues au combat. Nous espérons bien qu’il pourra être accueilli en France avec les honneurs qu’il mérite et obtenir sa sépulture aux Invalides ».
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.
Son corps serait enterré dans la citadelle de Smolensk.
Le 10 juillet 2019 fut trouvé un squelette enfoui dans un jardin public de cette ville, dont l'état des ossements correspond aux blessures reçues par le général.
Des tests ADN sont en cours d'analyse.
Son cœur, prélevé sur le cadavre, repose quant à lui dans une chapelle au cimetière du Père Lachaise (40e division) à Paris.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_%C3%89tienne_Gudin
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.
Quelque chose m'échappe sur la valeur symbolique des restes de Gudin selon Malinowsky. Je viens de finir de lire avec peine un dictionnaire sur les batailles de Napoléon 1er assez rébarbatif car très répétitif et peu dynamique, sans grande qualité d'écriture. Un dictionnaire c'est morne mais complet. Il n'est pas fait grand cas du général Gudin autant que je me souvienne et le personnage n'est pas très considérable dans l'Histoire napoléonienne. Une grande quantité de maréchaux et généraux d'empire sont bien plus brillants et intéressants autour de Napoléon 1er que Gudin qui apparemment n'a pas laissé un grand prestige de batailles. Peut être en relation privée de l'empereur. Les cancans de cour c'est autre chose chez les monarques.

La restitution d'un corps célèbre par une nation à une autre en manoeuvre diplomatique d'amélioration des relations est classique (Comme le corps de L'Aiglon par les nazis à la France de Pétain dans les 40 n'a pas boulversé le coeur des français bien que "Napoléon II" soit plus parlant qu'un Gudin obscure!").

Tant pour les guerres autocratiques de Poutine que pour les annexions militaires brutales de Napoléon 1er, le symbole "de paix" n'y est pas! De même on oublie en ne célébrant pas Napoléon comme il le mériterait en France, qu'en son temps, la seule diplomatie qui existait était par les armes. Ses adversaires ne connaissant pas autre chose non plus. Le corps de Gudin en gloire que les français n'ont pas glorifiée contre les russes et poutine qui ferait balance avec ses annexions guerrières d'aujourd'hui, ce serait presque de la provocation ironique...
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Après avoir vite fait lu un résumé de sa bio...
Le type a tout de même été la clé du succès de Napoleon Ier sur les Prussiens en 1806.
C'est pas anodin.
Si ses fait d'arme lors de la bataille de Auerstaedt, qui permis la victoire à 1 contre 3 ont été minimisé, c'est uniquement parce que le même jour, Napo l'emportait à Iéna à 2 contre 1.
ET on ne fait pas d'ombre à l'Empereur.
Recherche (échange ou achat) coffret France FDC 1967, BU 91/92
Monnaies argents (5frs, 10frs, 50frs et 100frs) vente au cours du jour de la négo, non échangeables sauf contre coffrets ci-dessus.
De toute façon on est pas Général pour rien sous Napoléon Ier. On l'avait mérité par faits de commandement remarqués. L'Empereur avait félicité Gudin pour son habileté à Wagram et d'autres campagnes d'Italie et même en Egypte. Gudin était un vieux camarade d'école militaire de Bonaparte et courageux s'est fait tuer à Smolensk suite à un boulet de canon lui emportant les jambes il est mort de ses blessures quelques jours après. Son nom figure à peine une fois sur l'Arc de Triomphe mais il était surtout une cheville ouvrière du Maréchal Davout lui très célèbre qui aurait pris les lauriers des victoires éclipsant les succès de Gudin.
C'est souvent comme cela à la guerre. Les chefs prennent les honneurs et leurs servants se font tuer...

A propos des grades et des titres militaires l'Ancien Régime ne manque pas d'étaler ses folies. Sous Louis XIV le corps de la Marine n'existait pas encore très bien dans la formation de ses cadres. Pas d'écoles. Il fallait puiser dans ceux de l'Armée de Terre qui étaient propulsés "Amiraux" et "Chefs d'escadres" du jour au lendemain par décret du Roi alors qu'ils n'étaient pas marins et ne comprenaient rien aux manoeuvres et choses de la mer... Par contre un orgueil et une suffisance démesurée était la règle dont il fallait être né noble pour obtenir un titre de commandement général. Au détriment des vrais marins officiers compétents les intrigues de Versailles prévalaient et firent ravages dans les batailles perdues et les jalousies à bord des bateaux.
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la suite...

https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2019/11/07/le-corps-d-un-general-de-napoleon-identifie-en-russie-deux-cents-ans-apres-sa-mort_6018389_4832693.html

Le corps d’un général de Napoléon identifié en Russie, deux cents ans après sa mort

La dépouille du général Charles Etienne Gudin de La Sablonnière, tué à proximité de Smolensk, en 1812, pourrait être transférée aux Invalides.

Les archéologues se lancent à la recherche de la dépouille du général en se basant sur des sources d’époque pour deviner l’emplacement de sa tombe.

De lui, Napoléon Bonaparte a écrit qu’il « était un des officiers les plus distingués de l’armée ; il était recommandable par ses qualités morales autant que par sa bravoure et son intrépidité ». Son supérieur, le maréchal Davout, a pleuré sa mort. Des analyses ADN viennent de confirmer qu’une équipe d’archéologues franco-russe avait bien retrouvé la dépouille du général d’Empire Charles Etienne Gudin de La Sablonnière, mettant fin à un mystère vieux de plus de deux cents ans, rapportait Le Point, lundi 4 novembre.
Charles Etienne Gudin de La Sablonnière avait été fauché le 19 août 1812 par un boulet de canon russe lors de la bataille de Valoutina Gora, à 20 kilomètres à l’est de Smolensk, ville russe près de l’actuelle frontière avec le Bélarus. Il avait été amputé de la jambe gauche ; Napoléon, qui l’avait confié aux soins de son médecin personnel, lui avait rendu visite et l’avait pris dans ses bras juste avant qu’il meure de la gangrène. Son cœur avait été prélevé puis conservé dans sa tombe au cimetière parisien du Père-Lachaise (40e division), à Paris.
Recherches basées sur des récits d’époque
En mai 2019, une équipe d’archéologues franco-russe entreprend des recherches pour retrouver son corps, dont personne ne sait alors où il se trouve vraiment. Pierre Malinowski, président de la Fondation pour le développement des initiatives historiques franco-russes, est à l’initiative de cette quête. Cet historien et ancien militaire français est l’ex-assistant parlementaire de Jean-Marie Le Pen et d’Aymeric Chauprade à Bruxelles.
Les archéologues se lancent à la recherche du général en s’appuyant sur des sources d’époque. L’équipe suit d’abord une piste, d’après les mémoires du maréchal Davout, qui avait organisé les funérailles de son subalterne, dans un fort proche de Smolensk. D’après le maréchal, un mausolée avait été formé par plusieurs fûts de canon dressés vers le ciel pour en soutenir le toit. Des fusils brisés lors des combats avaient été posés en forme d’étoile sur le cercueil. Mais cette piste se révèle une impasse.

Les archéologues se déplacent ensuite à 1 kilomètre au sud-est pour vérifier le témoignage du comte de Ségur, qui avait assisté aux funérailles du général Gudin, et selon lequel la tombe se trouvait « au sein de la citadelle de Smolensk, à droite de l’entrée ».
Le 1er juillet, sous une ancienne piste de danse dans un parc, ils tombent finalement sur les débris d’un cercueil en bois. Quand l’équipe ouvre la tombe quelques jours plus tard, ses membres découvrent un squelette avec le crâne incliné à gauche, reposant sur un support de tête en bois. Surtout, le corps n’a qu’une jambe. « Dès que j’ai vu un squelette qui n’avait qu’une jambe, j’ai compris que c’était notre homme », raconte la chef de l’équipe d’archéologues, Marina Nesterova.
Six dépressions rondes dans le sol sont en outre visibles autour de la tombe, évoquant les traces des fûts de canons du mausolée, mentionné par le maréchal Davout. Quelques jours plus tard, une expertise des ossements à Moscou confirmera que « la dépouille est celle d’un homme âgé de 40 à 45 ans, à qui il manque un fragment de tibia à la jambe gauche ».
Sur le plan physique, tout concorde, affirment alors au cours d’une conférence de presse dans les locaux de la Société russe d’histoire militaire des spécialistes russes et français parmi lesquels Christian Bourdeille, président du Souvenir napoléonien, société d’études historiques établie à Paris. Pour confirmer définitivement son identité, l’ADN du squelette a ensuite été comparé avec celui de membres de sa famille : son frère Pierre César Gudin des Bardelières (1775-1855), également général d’Empire, inhumé à Montargis (Loiret), et celui de sa mère.

« Dès que j’ai vu un squelette qui n’avait qu’une jambe, j’ai compris que c’était notre homme », raconte la chef de l’équipe d’archéologues, Marina Nesterova.

Espoir d’une cérémonie aux Invalides
Noble, Charles Etienne Gudin de La Sablonnière avait fait le choix de la Révolution, comme le futur empereur, qu’il avait rencontré au collège militaire de Brienne et où ils se sont liés d’amitié. A l’époque de la mort du général, en août 1812, l’armée française était en pleine avancée et rien ne laissait présager le désastre de la campagne russe. Avec la prise de Smolensk, le 16 août, Napoléon s’était ouvert la voie vers Moscou, 400 kilomètres plus à l’est. Mais lors de la bataille de Valoutina Gora, l’armée russe a échappé au piège des troupes françaises, ce qui lui a permis de poursuivre sa retraite vers Moscou.
Pierre Malinowski espère que le corps du général sera rapatrié et qu’une cérémonie officielle sera organisée en 2020 aux Invalides en présence des présidents français et russe. Il ne cache pas le soutien de Vladimir Poutine qui, selon lui, « a beaucoup apprécié le projet ». Manière pour le chef du Kremlin, en jouant ces bons offices, d’aider à redorer l’image de Moscou, en pleine crise avec les pays occidentaux, à un moment aussi où le président français Emmanuel Macron appelle à « repenser [les] liens avec la Russie ».
Fin août, Albéric d’Orléans, le descendant du général Gudin, avait expliqué à Radio France que le général avait « toujours été très présent dans le souvenir de la famille. Napoléon avait même écrit une lettre de condoléances à l’épouse du général, chose qu’il faisait très rarement ». Napoléon avait accordé à sa veuve une pension de 12 000 francs ainsi qu’une dotation de 4 000 francs pour chacun de ses enfants avec le titre de baron. Albéric d’Orléans ajoutait : « Nous espérons bien qu’il pourra être accueilli en France avec les honneurs qu’il mérite et obtenir sa sépulture aux Invalides. »
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.
Merci pour ce complément approfondi sur le Général Gudin. Il en ressort bien qu'il était surtout une relation d'amitié personnelle avec l'Empereur et que ses faits d'armes à Smolensk bien que méritoires sans doute ont été éclipsés par son supérieur le Maréchal Davout et l'Empereur lui même qui remportait une victoire le même jour.
Il me semble qu'on ne célèbre pas autant les restes de nombreux Généraux et même Maréchaux ayant plus de campagnes de guerre et gloires que Gudin mais n'ayant pas eu autant de liens privés aussi proches avec Napoléon. Les descendants et cette association pour le souvenir de Gudin qui semblent très présents y sont probablement pour quelque chose.
Il apparait aussi qu'il y ait depuis Aout 2019 une certaine récupération politique des cendres de Gudin entre Poutine et Macron qui approuvent la restitution au besoin "d'un réchauffement" des relations russo-françaises dont les deux dirigeants avouent avoir besoin...
La perspective électorale prochaine de Macron servirait aussi une manoeuvre profitable sur son électorat "de droite" aussi, à intervenir début 2020 sur la restitution des cendres, vu que certains noms "conservateurs monarchistes" de la famille descendante noble de Gudin (Les Orléans), l'association du souvenir Gudin a eu relation avec (Le Pen) ne doit pas déplaire à Poutine ayant le même infléchissement actuel pour sa politique "de droite".
Pas d'autre interprétation à faire sinon qu'un commentaire du constat démocratique des données politiques actuelles.
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